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Publié par Patrice GALLIEN

Trois remarques en lien avec le cadre de vie du quartier de Sanvic ont été remises à la Ville à l'occasion de la concertation préalable du projet de modification du PLU.

Par le biais du PLU, Sanvic subit une pression immobilière importante liée en partie à la politique de lutte contre l'étalement urbain et par contrecoup tenter d'enrayer le déclin démographique du Havre. Mais cette pression immobilière constatée sur le secteur pavillonnaire de Sanvic est vécue anarchique étant donné qu'elle ne tient pas compte de la morphologie et du tissu urbain de Sanvic et qu'elle aura un effet pervers sur la qualité de vie du quartier si rien n'est tenté.

Pourquoi densifier, ajouter des maisons aux maisons, pourquoi élever les hauteurs de 3m , faire de l'architecture ultra banalisée, cubique, et les habitants dans tout cela et le rapport affectif au lieu de vie, qu'en fait-on 

Ci-dessous le contre exemple du programme "les Balcons de Sanvic" en cours d'achèvement qui concilie la problématique de la densification urbaine avec le respect de l'harmonie environnementale et des hauteurs totales raisonnables à 12m. Un exemple architectural à suivre.

1) Réduire l'emprise au sol des constructions 

Il est proposé par le Comité une réduction sensible du niveau de densification lié aux emprises au sol en zone URid. En effet un calcul de l'emprise autorisée au sol sur une parcelle type de 200m² se traduit par 125 m² constructible soit un pourcentage de 62.5% de la parcelle ! Ce taux se traduit par des constructions d'une densité au sol choquante pour les riverains qui ne comprennent pas ce choix peu scrupuleux qui réduit les jardins à des micro-jardins parfois de 10 m² ! (voir l'exemple à l'angle des rues Jules Guesde et Henri Vigor). Avec un tel niveau d'emprise au sol, l'âme du quartier sa morphologie avec ses jardins disparaitra. En effet nous savons que l'emprise traditionnelle et typologique des parcelles pavillonnaires du quartier était de l'ordre de 25%. Au delà de 25-30% la typologie de Sanvic nous savons qu'elle est impactée laissant comme seul horizon aux habitants la rue et les murs voisins.

Ce qui signifie que Sanvic est considéré dans le regard de l'urbaniste du Havre  comme un gisement foncier destiné à densifier la ville dans sa lutte contre l'étalement péri-urbain et son déclin démographique. Cependant cette densification qui aurait dû être conçue raisonnée a pris une proportion abusive, non maîtrisée, elle a été multipliée par deux. Autrement dit sur une parcelle moyenne (250 à 300 m²) quand on construisait avant une seule maison, on peut maintenant, moyennant une division parcellaire, en construire deux ! 

 

2) Penser et prescrire l'intégration et la cohérence architecturale de tous les projets immobiliers 

Sur le même registre du respect de la typologie du quartier, se pose aussi la question de l'harmonisation des alignements et surtout l'harmonisation constructive (proportions dimensionnelles des ouvertures, lucarnes centrale ou double, toit en pente ardoisée, essentage ardoise, briques, rythme des façades avec porte centrale, corniche, persienne bois, gardes corps forgés .. ) qui doit être inscrite dans un article prescriptif (selon un périmètre du centre bourg de Sanvic) et non pas incitatif. La formulation des articles du PLU est tellement vague que nous assistons à une floraison de cubes et parallélépipèdes gris sans aucune cohérence avec le caractère du quartier. Notons que l'étude du CAUE en cours de réalisation pour l'étude de la morphologie de l'habitat de Sanvic devrait pouvoir servir de référence à une refonte du PLU sur ce sujet important.

 

3) Plafonner les hauteurs des constructions à 12m

Il est enfin dommageable de mettre le centre bourg de Sanvic en UCs correspondant à une hauteur autorisée de 15m. Pour le respect de la typologie pavillonnaire, tout Sanvic y compris son centre bourg doit rester homogène en hauteur pavillonnaire soit en hauteur maxi de 12m. 

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